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Cognizant Blog

Quelles seront les avancées observées sur le front de l’Intelligence Artificielle en 2026 ? Jusqu’où les entreprises auront-elles osé s’aventurer, entre adoption par les métiers, exploration de l’agentique et déploiement de systèmes intégrés ?

Après des mouvements erratiques marqués par une course à l’équipement puis un ralentissement dû à l’attente de premiers résultats, la tendance pour 2026 confirme un dynamisme et une généralisation pour les outils IA sur tout le périmètre de l’entreprise. La relative retombée de la « fièvre IA » permet d’éclairer les décisions des entreprises : celles-ci se concentrent désormais sur le développement des systèmes de traitement du contexte (contextual intelligence) et sur l’intégration de l’IA directement dans les opérations des différents métiers. Elles s’appuient pour cela sur une réelle maturité acquise lors du déploiement de la première phase.

Si l’Europe est longtemps restée à la remorque de l’Amérique du Nord concernant l’adoption IA, l’aboutissement de la vision réglementaire européenne en 2026-2027 pourrait bien signer le top départ d’un mouvement de généralisation en sécurisant les usages de l’IA tout en permettant aux entreprises de connecter leurs données et d’optimiser leurs opérations.

 

« Le véritable enjeu n’est plus de savoir si les entreprises vont adopter l’IA, mais comment elles vont l’intégrer de manière responsable, contextualisée et créatrice de valeur. Les acteurs capables de relier technologie, métiers et gouvernance seront les mieux armés pour tirer parti de cette nouvelle phase ».

Long Le Xuan, Directeur Général de Cognizant France.

 


Découvrez ci-dessous les prédictions de nos experts Cognizant s’agissant du déploiement de l’IA dans leurs différents domaines d’expertise.

1) Déploiement de la stratégie IA : priorité au ROI et au ciblage sectoriel

Le principal obstacle rencontré par les entreprises : l’absence globale de visibilité macroéconomique qui génère un impact sur les décisions d’investissements. Dans ce contexte d’incertitudes, les entreprises seront en effet plus enclines à réinvestir les premiers gains de leur stratégie IA (des gains de productivités essentiellement) dans le déploiement de leur feuille de route IA plutôt que d’entreprendre de nouveaux chantiers. Une stratégie de réinvestissement qui favorise l’adoption à l’échelle et la réduction des risques mais qui pose la question de l’ambition budgétaire autour de l’IA, sur le financement de projets ciblés « secteurs » et « métiers » notamment.


 

« La performance IA des entreprises dépend en grande partie de leur capacité à adopter des solutions taillées spécifiquement pour leur secteur d’activité, leur contexte de marché et leurs besoins propres. L’époque des outils génériques est révolue. Cette exigence met en avant la nécessité pour ces entreprises de trouver des partenaires ciblés, qui démontrent une expertise métier reconnue et développent des méthodes de travail efficaces pour le secteur en même temps qu’une vision business rentable pour l’IA ».

Surya Gummadi, President of Cognizant Americas

 


2) Le rôle critique du context engineering

Pour construire des agents capables d’assister et de collaborer avec des collaborateurs humains, il est désormais nécessaire que ceux-ci comprennent le « pourquoi », le « quoi » et le « comment » derrière chaque processus plutôt que d’exécuter simplement chaque tâche. Cet impératif met en lumière le besoin de context engineering (littéralement « ingénierie de contexte ») pour concrétiser le développement et le déploiement des agents : avec l’entrée dans l’ère agentique, la notion de contexte est désormais au cœur des enjeux.

 

« Le context engineering est la pièce de puzzle manquante pour appréhender ce qui reste souvent impalpable dans la collaboration humaine – l’intuition, l’ingéniosité, ce qui reste non documenté. Ces informations sont essentielles pour permettre à l’IA de livrer toute sa valeur, car elles apportent une vision à 360° de l’ensemble des capacités humaines ». 

Neal Ramasamy, Chief Information Officer

 


3) De la productivité au risque de burn-out ?

Le déploiement progressif de l’IA conduit à une généralisation de l’usage de ces outils, désormais dans les mains de chaque collaborateur : progressivement, à mesure que l’adoption progresse, chacun devient acteur de ce changement culturel et exécute au quotidien des missions opérationnelles assistées par l’IA – parfois sans même le remarquer, tant l’IA s’intègre directement dans certaines applications. Il en résulte une hausse globale de la productivité de l’entreprise, mais également, peut-être, une pression accrue : à mesure que les outils se perfectionnent, ne risque-t-on pas d’augmenter encore les attentes de productivité pesant sur les équipes ?


 

« Je pense que les usages de l’IA vont nous rendre tous beaucoup plus productifs et, en même temps, beaucoup plus surchargés. Ceci est lié au fait que les attentes autour de la productivité semblent déconnectées de la réalité, conduisant les employés et les entreprises à augmenter le nombre de tâches à traiter et à livrer davantage en moins de temps. Je crois qu’un élément essentiel de réussite sera d’arriver à distinguer les segments d’activités que l’on peut confier à l’IA, ceux que l’on peut simplement coder/paramétrer et ceux qui impliquent l’intervention d’un humain ».

Babak Hodjat, Chief AI Officer

 


4) La fin des organigrammes, le début d’un empowerment global

Avec l’IA, le seul moteur d’une organisation devient le résultat à obtenir. Par conséquent, il ne s’agit plus de puiser dans des organigrammes hiérarchiques rigides, mais de détecter et de réunir les bonnes personnes au bon moment pour une mission dédiée. En cela, l’IA sera probablement très disruptive sur les structures traditionnelles de l’entreprise, en décentralisant les connaissances et la logistique et en libérant les équipes d’un excès de bureaucratie.

 

« L’expertise n’est désormais plus une question de chasse gardée : grâce à l’IA, elle tend à se démocratiser et à se répandre à tous les étages de l’entreprise. Ce modèle permet de se projeter dans une entreprise de demain plus horizontale, plus agile et bien plus intégrée, dans laquelle les talents pourront émerger rapidement et de nouveaux venus pourront monter en compétences dès les premiers jours. C’est un modèle qui sera bénéfique à tous les collaborateurs ».

Kathy Diaz, Chief People Officer

 


5) Interaction homme-machine : vers une transformation mutuelle

En 2026, l’enjeu hardware réside moins dans la capacité des machines à être plus intelligentes mais plutôt dans l’interaction entre ces technologies et les humains, avec un mouvement d’émulation mutuelle entre ces deux parties. L’IA, la robotique et les capteurs avancés sont désormais capables de travailler ensemble de manière quasi-autonome, permettant aux objets connectés de dépasser leur statut de gadget pour s’imposer en véritables compagnons intelligents des humains. Dans ce contexte, la donnée sera plus que jamais le nerf de la guerre pour créer un avantage comparatif et proposer des innovations qui reposent sur la confiance du citoyen.

 

« Dans un contexte d’accélération globale de l’innovation, les organisations n’ont d’autre choix que d’abaisser les barrières hiérarchiques pour valoriser les environnements agiles et interconnectés : l’année 2026 récompensera les plus adaptables, les plus curieux et les plus courageux ».

Ganesh Ayyar, President, Intuitive Operations and Automation and Industry Solutions Group

 


6) L’Europe entre réglementation et stratégie d’accélération des cas d’usage 

L’année 2026 sera particulièrement intéressante à observer en Europe dans le contexte d’application progressive des réglementations sur l’IA. Ce nouvel environnement réglementaire devrait permettre d’équilibrer les enjeux d’innovation avec ceux de responsabilité, tout en maintenant le pragmatisme nécessaire pour favoriser l’adoption. Au-delà des réglementations, les plans stratégiques européens devraient permettre aux entreprises de rassembler leurs données sur des systèmes internes et externes afin d’accélérer des cas d’usage concrets qui auront un effet catalyseur sur toute la stack. Dans tous les secteurs, l’IA générative devrait évoluer au-delà de l’expérimentation pour devenir un facteur-clé de généralisation des opérations intelligentes.

 

« Les entreprises vont utiliser l’IA générative pour prototyper et simuler des scénarios de production, ce qui devrait considérablement réduire les cycles d’opérations et éviter les pertes de temps et de ressources. De la même façon, la maintenance prédictive alimentée par l’IA devrait permettre d’optimiser les usages et les processus. Un dernier apport de l’IA que j’envisage dans le secteur industriel ? La formation en contexte, c’est-à-dire qui mêle théorie et mise en situation, au profit de la productivité et de la sécurité des équipes ».

Manoj Mehta, President, Europe, Middle East and Africa (EMEA)

 


7) Mettre des outils adaptés dans les mains de tous les employés

Cette année, une attention particulière sera portée à la maîtrise des outils IA par l’intégralité des employés de l’entreprise. Cette adoption ne peut se faire que si ces outils répondent au besoin business de chacun, ce qui implique qu’ils soient conçus de façon ciblée, en intégrant le contexte de travail du collaborateur (ses objectifs, ses process, ses organisations…) et celui de l’équipe à laquelle il appartient. Cette maîtrise sur-mesure des outils devra s’accompagner de formation et d’accompagnement. Mais l’adhésion reste la première étape sur le chemin de l’adoption et la pertinence métier de ces technologies en constitue un argument phare.

 

« Dans nos études New work, new world et New minds, new markets, le marketing apparaît comme un des secteurs pionniers de l’investissement et de l’adoption de la gen AI. Cela s’explique à la fois par le fait que le marketing est un terrain d’exploitation éprouvé de la donnée et par le fait que les outils d’IA générative créent de nouvelles expériences à fort impact dans la relation client. Cette combinaison entre l’usage de la donnée et la maîtrise des outils d’IA générative favorise un haut niveau de profitabilité de l’IA sur ce métier ».

Thea Hayden, Chief Marketing Officer

 


8) Alléger la charge des professionnels de santé

Dans le secteur de la santé, les gains de productivité à court terme proviendront moins de l’amélioration du diagnostic que d’une fluidification des processus, notamment dans l’accès à la documentation. Des gains de temps majeurs sont déjà observés grâce à des outils comme les systèmes de prise de notes automatisés, la planification intelligente des rendez-vous ou encore la prédiction sur les comportements à risque. En 2026, des perspectives seront ouvertes sur le front de la rédaction des protocoles cliniques, de la synthèse de littérature scientifique et des alertes en matière de pharmacovigilance.

 

« Prises séparément, toutes les tâches peuvent sembler minimes. Mais, agglomérées, elles concentrent du temps, de l’attention et peuvent peser sur la motivation. Même les meilleurs systèmes disparaissent sous le poids des process. Les outils IA peuvent permettre d’alléger cette charge et de faire respirer les professionnels au même titre que tout le système de soins. Si le quotidien semble plus facile à gérer, les professionnels auront alors plus d’énergie pour se concentrer sur ce qu’ils font le mieux : soigner ».

Dr. Scott R. Schell, PhD, MD, MBA, Chief Medical Officer

 


9) Des agents IA pour les organismes de sécurité sociale ?

Au-delà de son rôle auprès des professionnels de santé, l’IA peut également être mise à contribution auprès des organismes de financement du système de santé. Il s’agira alors de mettre en place des systèmes capables de réunir la vision clinique avec la vision business afin d’assurer en permanence la pertinence de la couverture de santé, la conformité des processus et l’efficacité de la coordination du parcours de soins. Pour l’IA agentique, ce cas d’usage est un terrain d’expérimentation important (on peut envisager d’avoir des « agents interprètes » pour vérifier et exécuter ces processus de conformité).

 

« Dans le secteur de la santé, le facteur clé de succès reste la confiance : celle-ci ne peut être obtenue que par une conception pertinente, éthique, des outils, bien au-delà des discours marketing. Par exemple créer des rôles de spécialistes capables de valider les processus à chaque étape, mais également intégrer de la transparence, des données contextuelles et des ROI opérationnels et cliniques vont permettre aux acteurs de ce secteur de passer du stade de l’expérimentation à la pratique généralisée ».

Sanjay Subramanian, Senior Vice President & Business Unit Head - Healthcare Payer

 


10) Vers des écosystèmes d’agents intégrés ?

Quelle sera la prochaine frontière de l’IA en 2026 et dans les années suivantes ? De manière ambitieuse mais réaliste, on peut parier que l’IA s’orientera rapidement vers des écosystèmes auto-orchestrés, coordonnés de bout en bout par des agents IA.

Un modèle qui devrait placer la notion de contexte au cœur des efforts de généralisation et d’optimisation des agents, particulièrement dans des environnements complexes. D’où un rôle crucial à jouer pour les entreprises de conseil et les intégrateurs : apporter aux clients une compréhension immédiate de ces données de contexte et s’assurer que ces agents sont coordonnés dans un système intégré qui permette le traitement des objectifs et des réalités opérationnelles propres de l’entreprise cliente. Cette vision mêlant la customisation à l’industrialisation constitue le nouvel horizon du monde de l’entreprise et des secteurs industriels et logistiques, où la résilience et l’agilité sont des facteurs déterminants de performance. Par exemple, dans des industries de pointe comme l’automobile, l’IA peut apporter des bénéfices considérables en traitant les données pour livrer des prédictions et des indications de suivi : dans le domaine de la planification et des achats pour réduire les risques de rupture, ou dans le domaine des opérations (robotique, lignes d’assemblage) pour donner des indications de qualité, de traçabilité ou encore de consommation de ressources.

 

« Cognizant a un rôle à jouer dans chacune de ces étapes : intégrer les systèmes hérités dans de nouvelles architectures, sécuriser les pipelines de données et accélérer la maturité des compétences. Tout cela pour permettre aux clients d’envisager sereinement et en toute confiance leur transformation IA ».

Vijay Narayan, EVP and Business Unit Head, Manufacturing, Logistics, Energy and Utilities

 


Cognizant France
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Focus
New work, new world 2026

Notre étude mise à jour sur l'IA et l'emploi révèle des bouleversements plus importants et plus rapides que nous l'avions anticipé il y a trois ans.

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